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      juin 2015

      GALERIE PASCHOS – PAUILHAC (Gers) – 2014

      Le mouvement s’organise en une gestuelle lente, somptueuse, dont on sent l’aisance et l’allégresse, une joie de peindre formulée comme un plain-chant. Il s’agit de grandes brassées de couleurs, plus ou moins soutenues de graphies incises, de reprises dessinées ou spatulées, dont l’essentiel suscite la présence figurée et surtout le rythme. Michel Gaudet (extrait catalogue Mémoire de corps)

      GALERIE BEDDINGTON – LA MAGNANERIE – SEILLANS (Var) 2012

      Entre l’abîme et la blessure, entre la faille et la tension, la haute peinture de Michel Carlin, intemporelle et pariétale, surgit. Lui, âpre et tenace, il est de la race des durs-à-peindre, des résistants et des récalcitrants. Il ignore la séduction des frêles surfaces. Magicien des profondeurs, il œuvre avec sa peau, ses ongles, son opacité veilleuse, son chaos intime, ses nerfs à cru, et l’extension fine et forte de ses superbes matières. Il ne craint pas la nuit d’origine, ni l’aigu des cicatrices mentales, ni les sombres beautés qu’il répand, à la verticale de sa dense et si agissante muralité. Corps en flaques, allusifs et ténébreux. Innombrable, le corps fait sa demeure. Christian NOORBERGEN

      GALERIE LE HANGART- Jacques FROMANGER – DRAGUIGNAN 2010

      L’accrochage s’articule autour de deux grands triptyques: Trois corps pour une crucifixion (250 x 360 cm) et Étude pour trois corps crucifiés (250 x 280 cm). Ce sont essentiellement ces corps-là qu’évoque cette exposition. Témoignage de la brutalité humaine qui nous accompagne depuis toujours. Mais, paradoxalement, ces corps outrés ont en eux-mêmes une beauté plastique qui laisse sans voix. Sans voix pour hurler le scandale de la violence. Sans voix pour dire ce qui fascine dans ces grands nus. Ici, au Hangart, les triptyques sont accompagnés par ce que Carlin nomme des « études ». Toiles aux formats déjà imposants où les corps sont traités dans la masse de la peinture, pris dans des blocs de matière, voilés souvent par de larges bandes de couleur, ou encore rayés, griffés sauvagement. Détail troublant, dans la totalité de ces études on ne voit aucun visage. Devant une telle présence des corps, les visages s’effacent. Dans ce travail actuel, Carlin avec toujours le même sens heureux du cadrage, allège ses toiles. Aux noirs épais de goudron, au brou de noix, il substitue des ocres plus légers, des blancs aériens et, comme chez Poussin, de-ci de-là des bleus céruléens et des verts légers apparaissent pour surligner un trait, accompagner une courbe, un mouvement. Moins de matière aussi. Mais toujours la même passion, la même rage de peindre. Daniel Bizien  ( extrait du catalogue)

      GALERIE FRANCOISE SOUCHAUD LYON – 2008

      De musées en galeries _

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